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L'assemblée
se lance dans la chasse au monoxyde de carbone
Considérant
que " la France est en retard "
dans la détection des fuites des
appareils de chauffages, les députés
vont proposer une série de décrets
favorisant l'installation de détecteurs
de monoxyde de carbone dans les locaux "
à risque ".
Lors
de l'examen du projet de loi Urbanisme,
Habitat, Construction, les députés
se sont prononcés en faveur de l'
" installation de détecteurs
de monoxyde de carbone " dans les locaux
" à risque ". Comme pour
l'entretien des ascenceurs, des " décrets
" vont modifier le Code de la Construction
en ce sens.
Ils détermineront " les dispositifs
à installer ou les mesures à
mettre en uvre pour prévenir
les intoxications par le monoxyde de carbone
dans les locaux existants et les constructions
nouvelles ", comme le stipule un amendement
du rapporteur Jean Proriol (UMP), adopté
par l'Assemblée.
Selon
le député PS Jean-Yves Le
Déaut, " entre 6.000 et 8.000
personnes sont victimes d'intoxication au
monoxyde de carbone " par an, dont
" 300 à 500 en décèdent
".
" Chaque intoxication coûte entre
1.500 et 5.000 euros à la Sécurité
Sociale ", a-t-il ajouté.
L'installation
de ces détecteurs " dans les
locaux les plus exposés à
ce risque " permettrait " de limiter
les accidents, même si elle ne dispense
pas le propriétaire d'un entretien
régulier des appareils à combustion
et les pouvoirs publics d'une politique
de prévention et d'information sur
ce risque ", précise l'amendement.
Le
ministre du Logement Gilles de Robien a
soutenu cette proposition et déclaré
qu'il ferait le " maximum pour sortir
les décrets rapidement ".
J-P
D. 30/01/2003 (biactu Etat et Collectivités
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